Focus sur les problèmes du secteur des transports routiers
Royaume-Uni & Pays-Bas
Quand les prix de l’essence et du diésel augmentent, nous en sommes tous affectés d’une manière ou d’une autre. Pour les acteurs du secteur des transports routiers, il s’agit d’un problème qui les affecte tout particulièrement : les dépenses de carburant peuvent en effet représenter jusqu’à 40% de leurs coûts opérationnels. Bien que les prix du carburant connaissent une hausse générale dans toute l’europe, des disparités existent entre les pays : en conséquence, les transporteurs routiers de certains pays se retrouvent exclus du marché, étant dans l’incapacité de faire face à la concurrence des pays où les prix sont plus bas.
L’édition de mars du Market Monitor publié par Atradius s’intéresse à l’impact de cette situation sur le secteur des transports routiers au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.
Au Royaume-Uni, de nombreux transporteurs, en particuliers ceux qui travaillent dans les zones portuaires, sont désavantagés face aux transporteurs étrangers dont les camions peuvent se ravitailler avec un diésel beaucoup moins cher. Cela se vérifie dans les derniers rapports sur les prix des carburants, avec un prix moyen du diésel de 1,48 € /L au Royaume-Uni, contre 1,29 € /L en France par exemple, ou seulement 1,20 € /L en Belgique.
Aux Pays-Bas, même si les entreprises des transports routiers ont été le moteur du redressement du secteur transport-logistique en 2010, bénéficiant de la reprise de l’économie allemande et de la demande provenant d’Asie, elles souffrent également des effets de la hausse des prix du carburant. Elles devront en plus faire face à la hausse probable des taxes de la part du gouvernement néerlandais, qui cherche à atteindre les objectifs de l’UE en matière de réduction des emissions de gaz à effet de serre.
Alors que les entreprises les plus fragiles du secteur sont d’ores et déjà confrontées à des situations de faillites, les fusions devraient s’intensifier à la fois au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, dans un secteur plus que saturé, où la concurrence par les prix est très intense. Les plus grosses entreprises, en particulier aux Pays-Bas, pourraient réagir face à la pression sur les prix et le resserement de leur marge en délocalisant leur opérations en Europe de l’Est, où la main d’œuvre est moins chère. Mais comme dans tous les autres secteurs, ce sont les PME-PMI qui, avec une marge de manœuvre réduite et un accès limité au financement, vont rencontrer le plus de difficultés.
Le Market Monitor Atradius de mois de mars s’intéresse également au secteur de la construction, qui est souvent un bon indicateur de santé économique, dans les pays suivants : Royaume-Uni, Pays-Bas, Irlande, Canada et Autriche.
Pour en savoir plus, téléchargez la version complète du dernier Market Monitor publié par Atradius
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