Etude Atradius sur les Marchés émergents
Communiqué de presse
Le 1er juillet 2008
Marchés émergents :
La Chine a un peu moins la cote chez les investisseurs,
d’autres marchés émergents comblent leur retard
- Atradius publie une étude sur les opportunités et les dangers que présentent les marchés émergents
- Les opportunités subsistent, mais les risques sont souvent sous-estimés
- Les entreprises peuvent réaliser souvent plus rapidement leurs objectifs sur des marchés de plus petite taille
Les perspectives commerciales qu’offrent les marchés émergents restent bonnes, mais la Chine n’est plus la favorite incontestée des entreprises à la recherche de débouchés à l’étranger. D’autres pays sont en passe de devenir plus attrayants.
Même si 60% des chefs d´entreprises qui ont participé à l’enquête ont continué de donner la priorité à la Chine ces trois dernières années, l’Inde, l’autre nation la plus favorisée dans ce contexte, est citée par 41% des personnes interrogées, suivie de l’Asie du sud-est, en dehors de la Chine, citée par 26% des personnes interrogées. On perçoit néanmoins un changement dans les tendances, puisque seulement 48% d’entre elles affirment qu’elles continueront à privilégier la Chine dans le futur.
En d’autres termes, la Chine demeure pour les exportateurs l’objectif n° 1, mais son avance est moins confortable. 45% des participants à l’enquête déclarent qu’ils choisiront l’Inde dans un proche avenir, et l’on trouve ensuite « dans un mouchoir » (25% et 24% respectivement) l’Europe de l’Est et l’Europe centrale, le sud-est asiatique (en dehors de la Chine) et la Russie.
Les experts pensent que l’attitude des entreprises vis-à-vis de la Chine va changer : à l’avenir, ce pays sera plus intéressant pour les entreprises en tant que marché de consommateurs en devenir que comme pays de production à bon marché.
« Certaines sociétés se sont rendu compte que les multinationales peuvent réussir beaucoup plus rapidement sur des marchés de plus petite taille, comme la Thaïlande, le Vietnam ou dans certaines parties de l’Amérique du Sud et d’Amérique centrale » a déclaré M. Peter Ingenlath, Chief Risk Officer et vice-président d’Atradius. Cette constatation est étayée par les conclusions de la récente étude internationale « Une opportunité ou un risque ? - L'attrait des marchés émergents », publiée par Atradius, leader mondial et prestataire de services d’assurance-crédit et de recouvrement.
Une récession affecterait aussi les marchés émergents
« Les conclusions de l’étude montrent que la préférence des investisseurs en faveur de tel ou tel pays dépend souvent d’impulsions plutôt que d’une saine appréciation des risques, a ajouté M. Ingenlath. Notre étude accroît la prise de conscience des risques particuliers liés aux marchés émergents et peut aider les sociétés à mieux s’armer pour y faire face ». « Malgré le bel optimisme de beaucoup d’entreprises de l’un ou l’autre pays, l’étude révèle clairement, précise encore Peter Ingenlath que « les risques locaux sont sous-estimés par de nombreuses sociétés. S’il est vrai que les marchés émergents sont actuellement mieux préparés pour résister à un ralentissement économique des pays développés et pour éviter d’être emportés par la crise, ils ne seraient pas capables de rester en dehors d’une récession plus profonde et plus longue ». En fait, de nombreux experts prévoient une croissance économique négative d’une durée d’au moins plusieurs trimestres d’affilés à la suite de la crise des subprimes aux USA.
D’un côté, 72% des personnes interrogées pensent que leur société sera en mesure de profiter des opportunités croissantes sur les marchés émergents dans les trois prochaines années ; de l’autre côté cependant, seuls 30% d’entre eux croient que les risques diminueront au cours de cette même période. 69% estiment que le niveau de risque restera le même ou s’accentuera.
92% des personnes interrogées évoquent les facteurs macroéconomiques et 91% l’instabilité politique ou l’opacité des règlements et les excès de la bureaucratie comme étant les obstacles principaux empêchant de réussir sur ces marchés. Par ailleurs, les obstacles importants ou très importants du point de vue opérationnel sont, aux yeux des experts, le manque d’infrastructures (84%), la formation insuffisante (75%) et les risques de crédit (74%).
55% des personnes interrogées prévoient une croissance de leur chiffre d’affaires de plus de 16%
L’optimisme reste prédominant malgré tous ces risques. Cet optimisme est particulièrement apparent dans les anticipations de chiffre d’affaires que les personnes interrogées s’attendent à pouvoir réaliser sur les marchés émergents dans les trois prochaines années. Tandis que 42% des entreprises faisaient état d’une croissance de leur chiffre d’affaires de plus de 16% par an au cours des trois dernières années, 55% des sociétés s’attendent quant à elles au même niveau de croissance dans les trois années à venir.
90% des entreprises déclarent que les opportunités de croissance sont importantes et même très importantes lorsqu’il s’agit de planifier leurs activités sur ces marchés. D’autres aspects essentiels sont qu’ils estiment avoir la capacité d’améliorer le service aux clients internationaux (58%) et l’aptitude à éviter les pressions concurrentielles accrues sur leur marché domestique (57%).
La tendance en matière d’investissements dans les marchés émergents reste inchangée. La totalité des flux de capitaux vers les marchés émergents a été plus élevée en 2007 que jamais auparavant, selon les chiffres communiqués par l’Institute of International Finance (IIF) - 782 milliards de dollars américains. De ce montant, 255 milliards de dollars sont mis à disposition sous la forme d’investissements étrangers directs, en augmentation de plus de 50% par comparaison avec 2006. Lorsqu’il s’agit de stratégie de pénétration des marchés, 29% des entreprises favorisent les alliances stratégiques ou les partenariats, 23% ouvrent un bureau de représentation et 14% pratiquent l’importation de marchandises.
Au sujet de cette série d’études
L’étude internationale « Une opportunité ou un risque ? - L'attrait des marchés émergents » est la première d’une série consacrée aux opportunités commerciales et aux risques des marchés émergents, publiée par Atradius en collaboration avec l’Economist Intelligence Unit (EIU), le département recherche de l’hebdomadaire britannique. La prochaine étude qui sera publiée dans la même série par The Economist concernera le sud-est asiatique, et chacune des études suivantes sera consacrée à une région et aux conditions auxquelles les investisseurs et les exportateurs devront s’attendre.
L’étude « Une opportunité ou un risque ? - L'attrait des marchés émergents » peut être téléchargée gratuitement en cliquant ici.
A propos d’Atradius
Atradius est l’un des leaders de l'assurance-crédit dans le monde. L’encaissement de primes de la société avoisine € 1,8 milliards et ses parts de marché à l’échelle mondiale s'élèvent à 31%. Elle assure chaque année pour environ € 465 milliards d’opérations commerciales contre le risque de non-paiement et propose une vaste gamme de produits allant de l’assurance-crédit au recouvrement de créances.
Avec 3.900 salariés et plus de 160 bureaux dans 40 pays, Atradius a accès à des informations commerciales sur plus de 52 millions de sociétés au monde et prend plus de 22.000 décisions par jour en matière de limites de crédit.
Atradius a une notation "A" de Standard & Poor's (perspectives stables) et "A2" de Moody's (perspectives stables).
Pour plus d’information : www.atradius.fr
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