Selon Atradius: forte détérioration pour l’automobile en France
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Une chaîne de valeur en péril face au risque de défaillance des équipementiers en raison de leur manque de moyens dans un environnement financier incertain, du manque de liquidités et du « risque volume » sur le 2ème semestre 2008, pouvant accélerer leur chute,
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Un marché en pleine mutation avec des taux de croissance commerciale disparates en fonction des zones géographiques, une relocalisation de la production vers les pays émergents et une nouvelle segmentation de la demande orientée vers les modèles « low-cost »,
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Des acteurs équipementiers français devant faire face à des besoins de financement croissants pour accompagner cette mutation.
Au niveau mondial, les marques françaises restent orientées à la hausse, via une croissance principalement tirée par :
- les modèles Low Cost (RENAULT - DACIA)
- les petits véhicules (PSA)
Cependant, dès 2006, la part des véhicules fabriqués en France par PSA et RENAULT était pour la première fois inférieure à 50%.
Cette tendance, confirmée sur 2007 et 1er semestre 2008, devrait se poursuivre.
Elle s’explique par :
- la volonté des constructeurs de développer leur production dans des pays à bas coûts avec un double objectif : être présent dans les zones géographiques en croissance et optimiser les coûts de fabrication.
- la mauvaise performance commerciale des véhicules produits sur le territoire français (Laguna, Velsatis entre autres)
Une mutation de marché et une conjoncture défavorable
Deux éléments structurels du marché apparaissent comme des facteurs défavorables impactant les volumes de la sous-traitance française automobile et donc leur profitabilité et le niveau de cash flow dégagé :
- la production « délocalisée » vers les pays émergents (foyers de croissance), s’appuyant sur des réseaux de sous-traitance locale
- la nouvelle segmentation de marché : la baisse des volumes dans le haut de gamme (traditionnellement produit en Europe occidentale) et la croissance mondiale exclusivement tirée par les modèles « low-cost » (produits dans les pays émergents) ne permet pas aux équipementiers français de remplir leur carnet de commandes.
A ces causes structurelles s’ajoute la conjoncture mondiale actuelle qui accélère les difficultés :
- un environnement financier instable et incertain qui limite inévitablement les ressources financières alors même que, structurellement, la filière doit faire face à des besoins de financement élevés (investissements, restructurations, financement du BFR …)
- la flambée du prix des matières premières
Perspectives 2009 : un secteur industriel français menacé
La filière avale (constructeurs) est par nature très peu confrontée au phénomène de défaillance. La majorité des constructeurs internationaux disposent de suffisamment d’actifs pour faire face à de sévères restructurations. L’effondrement actuel des constructeurs américains nuance néanmoins ce constat qui reste vrai pour l’Europe et l’Asie.
Le reste de la filière reste, quant à elle, fortement exposé au risque de défaillance, l’ensemble des équipementiers français ne pouvant accompagner les mutations de marché décrites ci-dessus.
Les conditions structurelles et conjoncturelles impactent la profitabilité de l’ensemble des acteurs depuis 2006, qui voient leur niveau de cash flow de plus en plus insuffisant face à des besoins grandissants.
La sous-traitance automobile française se trouve donc dans l’obligation de relever deux défis majeurs afin de s’adapter aux mutations économiques en cours et nécessaires à sa survie :
- supporter la forte baisse des volumes de production en Europe occidentale en adaptant leur outil de production via des restructurations coûteuses,
- accompagner les constructeurs automobiles français vers les pays émergents en investissant dans des capacités productives nouvelles.
Le contexte demeure néanmoins extrêmement défavorable en tenant compte du faible niveau de ressources financières actuelles :
- des niveaux de cash flow attendus en décroissance, voire négatifs
- un marché du crédit très tendu en raison du contexte financier incertain : les ressources financières resteront limitées sur les prochains mois tenant compte du contexte actuel de crise du crédit.
Conclusions
Seuls les équipementiers internationaux solides et ayant déjà entamés leur mutation via des investissements dans les pays émergents ou la mise en place de partenariats capitalistiques (de coopérations commerciales ou de coopérations techniques) pourront supporter les mutations économiques décrites et traverser la phase de récession actuelle de la demande automobile occidentale.
En France, 80% du chiffre d’affaires global du secteur est réalisé par des entreprises de plus de 250 salariés, généralement filiales de ces groupes internationaux tels que BOSCH, DELPHI, FAURECIA, VALEO…
Ces entités représentent environ 40% du total des entreprises de l’Hexagone spécialisées dans l’automobile. L’évolution de leurs restructurations pour faire face à la baisse des volumes attendue dépendra de la solidité des groupes auxquels elles sont rattachées – ces groupes auront-ils les moyens financiers pour supporter des coûts de restructurations et redimensionner son outil de production ?
Pour ces acteurs, les marchés émergents représentent donc une opportunité de développement afin de compenser le ralentissement de
Cependant, les 60% restants sont des équipementiers de rang inférieurs, sous-traitants des équipementiers de Rang 1 et de petites tailles (nombres de salariés < 250 personnes). Il s’agit d’entreprises fortement dépendantes de la production automobile intérieure et des performances commerciales des constructeurs français.
Ces sociétés ont une surface financière limitée et la croissance et le développement des pays émergents représentent une menace avérée. Elles risquent donc de se trouver fortement fragilisées par les mutations économiques en cours et la conjoncture actuelle. Le taux de sinistralité pourrait alors s’accélérer dès le 2nd semestre 2008 et se poursuivre en 2009, la baisse des volumes attendue devenant insoutenable.
La filière automobile se retrouverait dès lors fortement fragilisée dans son ensemble.
L’étude détaillée est disponible sur demande ou en cliquant ici:
A propos d’Atradius
Le groupe Atradius, propose aux entreprises des solutions d’assurance-crédit, de cautionnement et de recouvrement et est présent dans 40 pays. Ses produits et services permettent aux entreprises de s’assurer une croissance rentable dans le monde entier en les protégeant des risques d’impayés de la part de leurs acheteurs liés à la vente de produits ou à la prestation de services. Le chiffre d’affaires de la compagnie avoisine 1,8 milliard d’EUR et sa part du marché mondial de l’assurance-crédit est de 31%. Au travers de ses 160 succursales, Atradius a accès des informations commerciales sur 52 millions de sociétés dans le monde et prend plus de 22.000 décisions de limites de crédit par jour. Atradius a une notation "A" de Standard & Poor's (perspectives stables) et "A2" de Moody's (perspectives stables).
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